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Samira Bellil est une rescapée. Fille d'algérien, elle passe son enfance dans la banlieue 95, à l'adolescence elle se rebelle et commence à traîner dehors avec les caïds de la cité. 

Elle sera victime de plusieurs viols collectifs que l'on nomme aujourd'hui des "tournantes". Il s'agit de faire tourner une fille entre plusieurs garçons, chacun son tour "la saute". Rongées par la culpabilité et le dégoût, détruite par le laisser aller de sa famille et les non dits, la rumeur qui se propage si vite dans ces quartiers et terrasse la vie des pris pour compte. Elle se débrouille comme elle peut, vu que les gens la laisse tombée les uns après les autres. Elle se réfugiera dans l'alcool et le cannabis. Après une longue thérapie, avec enfin une psychothérapeute compréhensive et à l'écoute, elle décidera de faire ce témoignage pour qu'on parle de ce qui se passe vraiment dans les cités, les non dits, la loi du silence, la loi du plus fort, les pressions physiques, sexuelles, morales, sans oublier la honte et les humiliations qui sont le vrai quotidien de ces filles.
Et pousser haut et fort un grand coup de gueule contre la justice qui n'est malheureusement pas faite ou pas comme il le faudrait !!!
 Pour toutes ces femmes, qu'elles appellent ces " frangines ", victimes, comme elle, qui ont subis le pire des crimes.
Mais surtout pour briser la loi du silence
.


" "Pour sortir de mon malheur, il m'a fallu des années d'effort et beaucoup de souffrance". À 29 ans, Samira Bellil reconsidère son passé et se raconte tout entière dans ce récit autobiographique fort et émouvant. Dans l'enfer des tournantesest, comme le dit Samira, "la triste histoire d'une minette de banlieue". À 13 ans, Samira a été violée et battue à plusieurs reprises dans une cité de la banlieue parisienne. Sous le joug d'un caïd local, elle a eu peur, des années durant, de témoigner. Peur des conséquences, peur de la répression, peur du qu'en-dira-t-on. Sans fausse pudeur et sans rien cacher de ce qu'elle a subi et qu'elle nomme "la loi des cités", Samira Bellil confesse le souvenir des violences qu'elle a subies et la perte progressive des repères que cela a entraîné dans son comportement. De la "fille fleur bleue" qu'elle était, elle a été vite considérée comme une "fille facile", puis une "fille à cave". Vite marginalisée, Samira raconte comment elle a été rejetée par sa famille et même par certaines de ses amies. Placée en centre, elle est devenue fugueuse et très vite a tourné autour de la petite délinquance, livrée à la rue et à ses tentations.
Ce témoignage très cru et très brut dans sa forme résonne de vibrants accents sincères. Il dénonce vigoureusement la violence des milieux matchistes chez certains jeunes garçons de banlieue. Il témoigne aussi et surtout de la rage de cette femme pour renaître au monde après tant d'humiliations et d'oubli de soi. "Grâce au livre, je pense avoir retrouvé une forme de dignité", affirme l'auteur. Cette confession, aussi douloureuse soit-elle, en valait donc la peine puisqu'elle nous livre au final une vraie leçon de courage. "
-- Denis Gombert --


J'ai trouvé cette citation très parlante que dire de plus que ce qui vient d'être dis, ce livre est un témoignage riche en émotions, surprises et beaucoup de courage.
Certes le vocabulaire employé tout au long du livre est assez dur à supporter, sans cesse il y a des insultes, vulgarités de tous genre, mais c'est le langage de la cité !!! Alors on fait avec mais c'est dommage qu'il y en est autant. Sinon le livre est vraiment bien, il lui a fallu du temps pour accepter ce qui c'était passé et vivre avec, et pouvoir raconter sa vie comme ça avec autant d'aisance, je vous tire mon chapeau.
Malheureusement la vie ne l'aura décidément pas gâtée car peu de temps après ce poignant témoignage, la reconnaissance des autres et son engagement pour l'association "Ni Putes, Ni Soumises" dont elle est la marraine, Samira est décédée en 2004, d'un cancer de l'estomac. 
Elle repose maintenant en paix au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.
J'ai beaucoup aimé ce livre et la seule chose qu'on peut rajouté tout ce qui vient d'être dis, c'est ...
BRAVO !!!  


Note ...
8/10

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